17/05/2008

Camille - 16/05/08 - Cirque Royal

 "Camille pète... le feu !"

 P1150815.jpg picture by valerinette

C'est avec très peu de retard que Camille entre en scène. La salle est bien pleine, et à la seconde où elle pointe le bout de son nez pointu, le silence se fait. Le concert débute avec une musique rythmée, inconnue à mes oreilles. Gestes incantatoires, et Camille de pousser la chansonette en français sur la mélodie de Canards Sauvages. La lumière orangée qui descend sur sa "cape" orange lui donne l'air d'un marabou.

Le spectacle continue, les chansons défilent: La Jeune Fille aux Cheveux Blancs, qui parait moins givrée (...de blanc) qu'auparavant, Home is where it Hurts, qui laisse chacun coi,... Tout cela dans le plus parfait perfectionisme, et pas un mot, malgré les tentatives du public pour amener Camille à communiquer réellement avec lui (dont moi, je le confesse...).

Le concert est certes fort sympathique, mais il n'a pas encore pris son envol. Et pourtant, nous voilà à écouter depuis bien 30 minutes. Mais le public n'est pas le seul à vouloir dire son mot, apparemment... Non, il y a aussi l'estomac de Camille: "J'ai faim", dit-elle "Personne n'aurait quelque chose à manger?". Après avoir refusé "une frite", en prétextant que ce n'était pas assez, et avoir nié la proposition d'un paquet de chips, Camille accepte une banane, et à la suite de longs débats philosophiques sur la durée de digestion d'une telle banane, le concert peut reprendre, cette fois dans une ambiance plus chaleureuse, plus détendue.

ça y'est, cette fois, le VRAI concert de Camille commence. Comme d'habitude, on a droit à toute la panoplie... D'original et drôle, le concert devient poétique, puis carrément mystique. Le public s'emballe, de plus en plus enthousiaste et mouvementé, tandis que Camille, qui tantot fredonne, tantot murmure, tantot chante à tue tête, prend poliment part à la fête. Ne parlons pas de ses compères qui donnent aux chansons une dimension plus humaine: eux ne semblent pas s'amuser, mais carrément s'éclater. Une bande bien sympathique, dont les membres tentent d'ailleurs de se voler la vedette avant que Camille entonne un Money Note des moins réussis.

Faute à pas de chance? Problème de son? Ou simplement avis subjectif...

On aura beau dire tout ce qu'on veut, que, par exemple, le beat-box commence à prendre une trop grande place dans le spectacle, que Camille agace la plupart du temps avec ses rots, ses allusions douteuses et ses grimaces de vieux singe, que cette fois, en plus, elle s'est mise à la banane...

Camille n'en reste pas moins une artiste talentueuse, capable de mettre sur pied un spectacle qui soit à la fois sencé et poétique, sans exagérer dans aucun des deux sens. La beauté de son spectacle, qui réside selon moi dans un mélange émouvant de sentiments étonne. (Comment chanter, en l'espace d'un quart d'heure, un Vous et un Là où Je Suis Née, une Janine et un Winter's Child - alourdi d'un Pâle Septembre?). Avec ses gestes soit-disant libérés et ses blagues à 2 francs 50, Camille met son public à l'aise, l'amène à lâcher prise, et, dans les moments plus lourds du spectacle, elle le berce à merveille.

Alors, une fois de plus, HIP HIP HIP HOURAH !!!!

Un moment Mort de rire

20:52 Écrit par Val dans concerts | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : camille, bruxelles, cirque royal |  Facebook |

Commentaires

Merci pour ton compte rendu très complet. Premier concert de Camille pour ma part, je ne me sens donc pas encore blasé par ses blagues à deux balles mais ça fait partie du personnage je suppose ;-)

Quelques impressions ici :
http://blog.getnexthighestdepth.com/?p=69

Écrit par : manu | 18/05/2008

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