10/09/2008

Isabelle Boulay au cirque royal, le 21 mai 2008

Comment ne pas apprécier cette dame au vibrato sensible qui interprète aussi bien Cabrel que Ferré? Comment ne pas se laisser tenter à une invitation à aller voir, pour une fois, une "chanteuse à voix", au cirque royal de Bruxelles, en plein moi de Mai?

C'est ainsi que je me suis retrouvée, avec ma soeur, ma mère et sa meilleure amie, au concert d'Isabelle Boulay. Poliment applaudie à son entrée, la chanteuse entame sympathiquement son concert. Les chansons se suivent, mais, malheureusement, se ressemblent un peu trop. Bien que marrantes, les discours d'Isabelle Boulay, certainement appris par coeur, n'arrivent pas à émouvoir. Sa manière de parler, certes amusante, rappelle un peu trop que son public n'est pas des plus jeunes. Du haut de mes 23 ans trois quart à l'époque, je ne me sens pas à ma place dans ce concert où l'on entend pas un toussotement.

Dès les premières chansons, cette sensation de vide s'empare de moi. Et ma soeur de rajouter: "ah, c'est autre chose, quand-même". Autre chose, oui. Une femme, douce, gentille, avec une voix très belle. Mais pas une artiste très originale. Au concert d'Isabelle Boulay manquait un grain de folie, une bonne dose d'originalité et surtout, surtout, de la spontanéité. Pas étonnant que l'on reste la plupart du temps de marbre.

Sans rancune, une cinquantaine d'euros, ça pousse aux arbres, c'est bien connu.

Un moment Embarassé


Documentation:

Pour les amateurs, j'ai uploadé une petite vidéo prise au concert du 21 mai au cirque royal de Bruxelles, de basse qualité , mais valable tout de même. On y voit Isabelle Boulay chanter un morceau d'Ici Bas.



Et pour les photos, c'est par ici: http://picasaweb.google.fr/confidentiel.valrie5/IsabelleBoulay#

 

17/05/2008

Camille - 16/05/08 - Cirque Royal

 "Camille pète... le feu !"

 P1150815.jpg picture by valerinette

C'est avec très peu de retard que Camille entre en scène. La salle est bien pleine, et à la seconde où elle pointe le bout de son nez pointu, le silence se fait. Le concert débute avec une musique rythmée, inconnue à mes oreilles. Gestes incantatoires, et Camille de pousser la chansonette en français sur la mélodie de Canards Sauvages. La lumière orangée qui descend sur sa "cape" orange lui donne l'air d'un marabou.

Le spectacle continue, les chansons défilent: La Jeune Fille aux Cheveux Blancs, qui parait moins givrée (...de blanc) qu'auparavant, Home is where it Hurts, qui laisse chacun coi,... Tout cela dans le plus parfait perfectionisme, et pas un mot, malgré les tentatives du public pour amener Camille à communiquer réellement avec lui (dont moi, je le confesse...).

Le concert est certes fort sympathique, mais il n'a pas encore pris son envol. Et pourtant, nous voilà à écouter depuis bien 30 minutes. Mais le public n'est pas le seul à vouloir dire son mot, apparemment... Non, il y a aussi l'estomac de Camille: "J'ai faim", dit-elle "Personne n'aurait quelque chose à manger?". Après avoir refusé "une frite", en prétextant que ce n'était pas assez, et avoir nié la proposition d'un paquet de chips, Camille accepte une banane, et à la suite de longs débats philosophiques sur la durée de digestion d'une telle banane, le concert peut reprendre, cette fois dans une ambiance plus chaleureuse, plus détendue.

ça y'est, cette fois, le VRAI concert de Camille commence. Comme d'habitude, on a droit à toute la panoplie... D'original et drôle, le concert devient poétique, puis carrément mystique. Le public s'emballe, de plus en plus enthousiaste et mouvementé, tandis que Camille, qui tantot fredonne, tantot murmure, tantot chante à tue tête, prend poliment part à la fête. Ne parlons pas de ses compères qui donnent aux chansons une dimension plus humaine: eux ne semblent pas s'amuser, mais carrément s'éclater. Une bande bien sympathique, dont les membres tentent d'ailleurs de se voler la vedette avant que Camille entonne un Money Note des moins réussis.

Faute à pas de chance? Problème de son? Ou simplement avis subjectif...

On aura beau dire tout ce qu'on veut, que, par exemple, le beat-box commence à prendre une trop grande place dans le spectacle, que Camille agace la plupart du temps avec ses rots, ses allusions douteuses et ses grimaces de vieux singe, que cette fois, en plus, elle s'est mise à la banane...

Camille n'en reste pas moins une artiste talentueuse, capable de mettre sur pied un spectacle qui soit à la fois sencé et poétique, sans exagérer dans aucun des deux sens. La beauté de son spectacle, qui réside selon moi dans un mélange émouvant de sentiments étonne. (Comment chanter, en l'espace d'un quart d'heure, un Vous et un Là où Je Suis Née, une Janine et un Winter's Child - alourdi d'un Pâle Septembre?). Avec ses gestes soit-disant libérés et ses blagues à 2 francs 50, Camille met son public à l'aise, l'amène à lâcher prise, et, dans les moments plus lourds du spectacle, elle le berce à merveille.

Alors, une fois de plus, HIP HIP HIP HOURAH !!!!

Un moment Mort de rire

20:52 Écrit par Val dans concerts | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : camille, bruxelles, cirque royal |  Facebook |

12/01/2007

Concert de Cali au cirque royal

Repasserez-vous?


Cali, c'est ce chanteur un peu givré qui chante l'amour sur des mélodies au violons et qui hache ses mots. Cali, pour moi, c'était un chanteur un peu comme les autres, qui se donnait des airs de Brel des années 2000 et qui en plus de ça se permettait de suer sur scène tout ce qu'il avait bu dans la journée. Et je ne parle ni d'eau, ni de Coca.

Cali le fou, le déluré, c'est lui que j'ai été voir pourtant le Vendredi 13 Octobre 2006, au cirque Royal, en espérant qu'il me "slamme" dessus. Une chanson, deux chansons, tout un album, j'ai fini par ne plus resister. C'est ainsi que je me suis retrouvée, ce soir-là, au cirque royal, avec ma soeur et parmi des gens qui avaient tout aussi envie que moi... de vivre une soirée pleine de chaleur.

Cali le fébrile, c'est lui que j'ai vu ce soir-là sur la scène. Pris au ventre par des sentiments de tous types, allant de l'espoir à la hargne, de l'atendrissement à la pitié, le public baignait avec lui dans une harmonie presqu' euphorisante. Cali gigottait, le public aussi. Cali sautait, le public aussi. Cali parlait, le public écoutait, répondait, réagissait. On retournerait bien se défouler avec lui, partager des choses avec lui, demain, ce soir, tout de suite.

Dans cet endroit impersonnel et anonyme, je me suis sentie comme chez moi. Si tous les Vendredi 13 étaient ainsi...


3 chansons de Cali qui vallent le détour
(extraits de son 2éme opus, Menteur):

  • Menteur
  • Je te souhaite à mon pire ennemi

  • La fin du monde pour dans 10 minutes

 

 

 

 

 

 

 

12:01 Écrit par Val dans concerts | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cali, cirque royal |  Facebook |